Après le retour de Prison Break sur laquelle je reviendrai la semaine prochaine, le 21 Mai c’est la série Twin Peaks qui a fait son retour 26 ans plus tard.

Il y a de quoi être sceptique avec ce genre de retour, j’ai donc attendu un peu et je me suis lancé, un peu la boule au ventre. je parlerai donc ici des 2 premiers épisodes puisqu’ils ont été diffusés le même jour, simultanément en Europe et aux États-Unis parallèlement à une diffusion couronnée de succès à Cannes.

« I’ll see you again in 25 years. Meanwhile . »

Voici les premiers mots de l’épisode 1, une scène datant du dernier épisode de la série annulée en 91.

On repart donc là dessus pour annoncer le Retour (qui sera le sous-titre de cette nouvelle saison). Un nouveau générique enivrant, le retour du café et de nouveaux personnages qui débarquent. On alterne entre les différentes zones : Twin Peaks avec Lucy, Hawk, les frères Horne, James Hurley ; New York City où un jeune doit surveiller une mystérieuse boite en verre, et Buckhorn dans le South Dakota où un meurtre vient d’avoir lieu.

Si on sait que David Lynch a la main-mise sur le projet on lui en sera reconnaissant car on retrouve réellement son style. C’est très lent, on ne comprend absolument rien, beaucoup des personnages gardent cette passivité consternante et on retrouve sa manière de filmer Kubrickéenne ce qui donne un résultat toujours aussi angoissant accompagné de la musique d’Angelo Badalamenti. C’est simple on ne comprend absolument rien, pourtant ce n’est pas dénué d’intérêt car on sait que des choses se passent, de nouvelles intrigues commencent et on renoue avec Dale Cooper. Après ces 2 premiers épisodes je ne ressens pas trop la ville ou les personnage de Twin Peaks en revanche on ressent très bien l’esprit de la série de base et on sent que ces épisodes ont une direction. En fait c’était exactement ce qu’il fallait faire : ne pas changer le style mais proposer quelque chose de nouveau. Le style revient sur plein d’aspects, les personnages très passifs comme je l’ai dit, mais aussi les séquences surréalistes, les plans dans la forêt, les personnages inquiétants ou violents, des plans recherchés et étranges qui ont inspiré Breaking Bad. Il est difficile de mesurer l’audience, mais a priori la critique est plutôt bonne et les gens accrochent.