Pirates of the Caribbean : Dead Men Tell no Tales en original nous raconte l’histoire de Henry Turner, le fils de Will qui souhaite libérer ce dernier de la malédiction du Hollandais Volant en trouvant le trident de Poséidon soit-disant introuvable. Et comme chaque Pirates des Caraïbes tous les personnages du film en auront besoin : Turner pour sauver son père, La Compagnie des Indes pour gouverner les océans et le méchant pour … euh je sais pas, donc on se retrouve à peu près dans la même configuration que Pirates des Caraïbes 2 : Dead Man’s Chest avec toujours le Capitaine Jack Sparrow comme point de convergence parce qu’il a son compas magique.

J’ai essayé d’écrire le synopsis et je m’emmêle déjà les pinceaux. En effet en sortant de la salle je me sentais quelque peu « arnaqué » j’avais vu des trucs cool mais tout en sentant des gros problèmes d’écriture derrière. Commençons avec le personnage de Jack qui aura comme à son habitude quasiment un acte dédié à son introduction dans l’histoire. Si vous aviez retenu le côté intelligent et débrouillard de Jack, oubliez tout ça puisque nous aurons affaire ici à un ivrogne chanceux. Tout lui arrive par hasard alors qu’il est bourré, et même si c’est marrant à voir ça démystifie pas mal le personnage. Johnny Depp est génial mais on arrive au point où il joue une parodie de Jack Sparrow qui imite le Capitaine Jack Sparrow. Ensuite on a Carina Smyth, astronome qui recherche aussi le Trident, bon là comme d’habitude on retrouve à peu près le même rôle que celui qu’avait Keira Knithley, c’est une femme intelligente dans un monde dominé par les hommes hautains de la marine Britannique ou les pirates stupides.

L’ennemi principal est donc le capitaine Salazar (Javier Bardem) qui s’est fait avoir par un Jack Sparrow jeune (dans une scène où il prouve son intelligence contrairement au reste du film). Après avoir été condamné à errer éternellement dans le triangle du Diable, Salazar attend que Jack délaisse son compas pour être autorisé à sortir, à ce stade je me demande encore pourquoi. Bien évidemment Henry et Carina sont tous les deux à St Martin au même moment où s’y trouve Jack bourré qui donne son compas à un aubergiste. Tout ce beau monde se rassemble tandis qu’un personnage inutile au scenario a donné le compas à Barbossa qui s’est dit qu’il allait retrouver Jack avant que sa flotte ne soit détruite par Salazar.

J’arrête mon explication détaillée pour éviter de spoil mais les incohérences seront nombreuses, tout d’abord on apprend que le nom de Sparrow vient de Salazar qui voyait Jack comme un petit moineau (donc sparrow en anglais) sur son mât. Sauf qu’en étant resté enfermé dans le Triangle du Diable, comment ce nom se serait-il propagé ? Pourquoi l’Ile soit-disant introuvable est en fait l’endroit qui a été le plus facile à trouver de l’histoire des films, et est un îlot couvert de rubis et autres pierres précieuses qui aurait due avoir été pillée ? Comment le Trident est-il relié à toutes les malédictions sachant que l’histoire de Davy Jones venait de Calypso ? D’où vient ce putain de compas qui semble être l’objet principal de la saga ? Ces questions resteront sans réponse pour l’instant et on se contentera de Dei Ex Machinae ; tout le monde entend parle du Trident en même temps, et tout le monde y converge en même temps. Le divertissement est sympathique, mais quand t’as vu Pirates 2,3,4, tu revois tout simplement la même histoire en boucle, avec à chaque fois des dizaines de sous-histoires plus ou moins conclues.

Les effets visuels sont de qualité (ça rend pas mal en 3D), encore que, c’est irrégulier, et quand je vois que c’est le deuxième film le plus cher au monde (320M$), entouré de Pirates 4 et Pirates 3 (les plus mauvais de la saga) j’ai du mal à laisser passer autant de choses. Il y a de l’action, il y a de la piraterie mais l’ambiance créée par le premier ne revient pas. Après on te fait une fin satisfaisante avec le thème créé par Hans Zimmer 3 fois de suite, générique, scène post-générique difficilement compréhensible … et tu ressors t’es content, genre c’était cool. Putain Disney, vous faites chier.