Alerte : si vous craignez les spoils évitez cette article. Je considère cette série suffisamment insignifiante pour me permettre de révéler des éléments de l’intrigue. Si vous lisez cet article comme guide de visionnage après avoir été découragée par la série, j’ai besoin de parler de ces éléments.

L’année dernière je m’étais surpris a avoir bien apprécié la série Arrow produite par CW (et à présent distribuée par Netflix en France). C’était donc la seule série parmi les 4 séries DC CW que j’avais décidé de continuer. Le problème c’est qu’on a toujours affaire à une série en 22 épisodes et qui ne parvient pas, comme la précédente, à créer une véritable gradation de la menace et est obligée de séparer son intrigue en 2 mi-saisons comme le fait Gotham.

Première mi-saison : la grosse déconvenue

Le méchant principal de cette saison est Cayden James, le hacker très très méchant qui provoquera parmi les scènes les plus ridicules de cette série en raison de la thématique “hacking” faisant tourner l’intrigue autour de Felicity et l’informatique ce qui est toujours catastrophique. Il est entouré de plusieurs personnes notamment Laurel de l’autre Terre et Anatoly car visiblement leurs contrats ne sont pas terminés et ils n’ont pas trouvé mieux à côté. On retrouve la team Arrow de la dernière saison avec toujours un Curtis un peu gênant en comic relief et même un ultime passage de Roy Harper qui termine peut-être enfin ses apparitions et s’en va avec Thea (personnage toujours sous-exploité au possible). En fait la première mi-saison ne fait que préparer la suite mais semble être une énorme perte de temps tant elle est inintéressante dans son contenu. Il s’y passe pourtant des choses : John est blessé, le FBI enquête sur Oliver (et John prend son rôle), Black Siren est arrivée mais les scénaristes mettent les éléments en pause quand ça leur chante. On a de l’intrigue typique CW avec des personnages qui se cachent des choses pour rien tout ça pour avoir des réactions disproportionnées ensuite. On sent clairement l’écriture à la volée avec l’habitude des héros comme des méchants de toujours reporter leur plan sans jamais rien expliquer jusqu’à ce que trop de choses se soient déroulées pour qu’on identifie les incohérences.

Deuxième mi-saison : le sursaut

L’épisode 13 nous révèle le véritable méchant inspiré de Richard Dragon, et même si ce dernier est plus intéressant que Cayden James, on ne comprend rien à ses motivations et l’histoire reste très handicapée par les relations entre les membres de la team arrow qui évoluent de manière très CW-esque. Si on enchaine les épisodes on peut plus facilement ignorer les débilités qui composent cette section. Les scènes d’actions bien chorégraphiées héritées de la saison 5 sont vites répétitives à savoir les 5 membres de la team dans un entrepôt qui se battent dans des faux plan-séquence un peu shaky-cam où des cascadeurs armés incapables de tirer (parce qu’ils ont vidé leur chargeur hein) viennent se faire taper un par un par les différents membres comme dans The Raid (sauf que là ils attendent clairement à côté). C’est sympathique à regarder mais clairement on a atteint la limite à ce qu’ils peuvent fournir avec ce budget. Je trouve qu’ils ont également du mal avec la carte de l’émotionnel que ça soit entre Felicity et Oliver, John et Oliver ou encore la relation qu’il entretient avec son fils.

Episode 19 : le réveil des scénaristes

Il faut attendre l’épisode The Dragon pour avoir un des meilleurs épisodes de la série saison, et devinez quoi ? Arrow n’y est même pas présent. Un épisode centré sur Diaz qui nous montre de nouveaux décors et explique clairement les motivation du bad guy. C’est dans les 5 derniers épisodes de la série qu’on obtient des choses intéressantes : un épisode avec Oliver drogué au vertigo qui rappellera Arkham Knight, un épisode entier sur le procès d’Oliver Queen, plus de scènes avec Diaz pour aboutir à un double épisode final qui réunit tout le monde. Avec ses derniers épisodes les showrunners montrent que cette série a du potentiel. Même si on est loin de la déconstruction du personnage opérée dans la saison précédente, les développements sont intéressants et je regrette surtout qu’ils n’aient pas entamé la backstory de Diaz bien plus tôt ! On aurait pu ainsi voir les 2 développements en parallèle, s’attarder plus sur les méthodes et motivation du méchant afin de s’intéresser à lui et éviter le remplissage côté Arrow. Une belle opportunité gâchée surtout par la fin qui ne vient même pas mettre un terme à l’histoire de Diaz alors que le season final est plutôt bien pensé et réalisé. On termine comme la dernière fois sur un cliffhanger néanmoins beaucoup moins débile que ceux de Flash qui sont toujours soudains et pas du tout amenés.

Conclusion

Globalement on a quelques trouvailles de mise en scène intéressantes, probablement le meilleur casting des séries DC mais la formule montre ses limites et me confirme que la saison 5 était un exploit après les catastrophiques saisons 3 et 4. Diaz reste la bonne surprise de cette saison étant un ennemi à la hauteur de Green Arrow mais je suis très vite lassé de tout ce qui tourne autour de l’équipe. Avec l’annonce de l’arrivée de Batwoman dans un crossover, je vais probablement continuer Arrow. Ça ne mange pas de pain, juste du temps, et d’après mon entourage, ça ne se passe clairement pas mieux à côté.

Des gens ici qui regardent encore Flash ?