Plus long, plus d’argent, plus d’action, plus de blagues, plus de X-Men (pardon X-People, ne soyons pas sexistes), Deadpool 2 est en tout point un 2. Ceux qui le qualifient de meilleur que le premier doivent, en mon sens, avoir apprécié le premier qui répétait sans cesse les mêmes blagues.

Alors que je me serais contenté d’un court-métrage de 15 minutes pour le premier, ici Wade nous en remet une couche sur exactement le même registre. Alors si je n’apprécie pas c’est un peu mon problème ; disons qu’avec un film déconseillé aux – 12 ans pour son gore et sa vulgarité permanente, j’estime le public visé entre 15 et 19 ans pour se retrouver dans une salle de cinéma uniquement remplie d’adultes attardés ayant amenés leurs gosses de – de 10 ans parce que décidément c’est un film familial à morale bien SJW.

Si j’étais en droit d’attendre une mise en scène plus soignée que le premier de la part de David Leitch au final l’augmentation du budget n’aura pas sauvé des horreurs de CGI concernant la scène d’action de Domino qui aurait dû être le pinacle de ce film parce que vous savez c’est une afro-américaine. Ce personnage est d’ailleurs d’une facilité scénaristique déconcertante et ce ne sont pas les remarques permanentes de Wade qui me feront changer d’avis. Dans le premier il ne cessait de s’excuser du manque d’argent, dans celui-ci il reproche aux scénaristes les facilités d’écriture. Haha c’est drôle c’est meta, c’est quand même pas très drôle et ça prouve que le scénario n’est qu’un prétexte pour relier des punchlines entre elles.

Cable est bien écrit et très bien joué par Josh Brolin, mais le film est pas mal gâché par le surjeu constant de notre super-hero plus-size avec sa pointe de diabète. Oui ah ce moment de la critique, je suis, comme le film, incapable de savoir si je me moque de la tolérance exacerbée d’hollywood envers les minorités ou si j’embrasse cette idée car la morale finale est bel et bien une famille unie avec un mâle alpha charismatique prétendu raciste, un plouc, une afro-américaine badass qui a de la chance et donc qui ne fait rien pour mériter ses victoires (prenez des notes LucasFilm) et des poussières de x-men mi metal mi-homosexuels.

Sur certains points Deadpool 2 est supérieur au premier, les gags s’enchainent plus vites et sont plus variés (même si ça ne reste que des références à outrance) mais à d’autres moments c’est plan-plan, on s’emmerde et je voulais vraiment que le film se termine histoire de voir la scène post-générique Trooooopp Bieeeeeeeen (haha totalement osef en vrai).

Je maintiens que les Kick-ass font un bien meilleur travail en écrivant des personnages parodiques mais néanmoins bien écrits et avec de superbes scènes d’actions. Deadpool c’est une espèce de fan-service permanent qui me donne l’impression d’être une oie qu’on gave avec du maïs transgénique. Rappelons que c’est calibré pour les adolescents américains, et quand le cinéma est autant rythmé par les films d’adaptation de comics il est peut-être temps de calmer le jeu.

Après c’est vrai que Avengers : Infinity War était pas trop mal. F***