PlayLink c’est l’excellente idée de Sony pour refaire de la console une machine conviviale. Dans une génération où le nombre de jeux split-screen est inversement proportionnel à la pullulation de jeux indépendants sur PC (eux seuls étant capables de faire tourner les jeux à 60 ips), et où les éditeurs misent sur des jeux-service en ligne, il est sympathique d’avoir à disposition des jeux qui permettent de faire participer jusqu’à 8 personnes via le smartphone/tablette sans avoir le problème évident du manque de manettes. Et à défaut de pouvoir jouer à WipEout à 4 en écran scindé comme au temps de la N64, on se contentera ici de plusieurs applications  de cette connectivité console-smartphone. Dans une série de 4 articles concentrés sur les jeux playlink, nous commençons ici avec Knowledge is Power vendu comme les autres titres au prix de 20€.

Le test de connaissance familial

A l’instar de Qui es-tu que nous verrons plus tard (mais qui était déjà notre coup de cœur lors de la soirée découverte), Knowledge is Power est un jeu familial basé sur le test de connaissances. Les joueurs lisent la question sur l’écran et choisissent les réponses à choix multiple sur leur écran de smartphone. A chaque manche les joueurs peuvent choisir le thème abordé qui se fait à la majorité mais les joueurs recevront des “privilèges” pour forcer leur choix. Certains types de questions demanderont de la rapidité comme par exemple classer des objets dans des catégories mais globalement on est dans le QCM classique.

Mais avec des pouvoirs

Si le jeu s’appelle Knowledge is Power c’est probablement dû à la consommation incroyable de batterie qu’il aura sur les smartphones androids. C’est la présence de pouvoirs à activer avant chaque question qui vient apporter une justification supplémentaire aux écrans individuels. Des bombes à éviter en appuyant sur les réponses, du gel à essuyer, de la glace à briser, des bestioles qui grignotent les réponses sont des malus envoyés par les autres joueurs vers la cible de leur choix avant chaque manche. Cet élément permet notamment aux perdants de viser le leader qui se retrouvera facilement avec plusieurs malus provoquant un handicap très fort en fin de partie. Si les pouvoirs apportent quelque chose en plus au quizz, c’est un élément que j’ai trouvé particulièrement frustrant. En étant seulement 3 joueurs, je suis passé de 1er à dernier rien que dans la dernière manche à force de me prendre systématiquement 2 malus là où on est récompensé pour la rapidité. J’associe donc les pouvoirs à une grande frustration car ils détournent l’objectif de base qui est un test de culture générale. Seul un des pouvoirs permet d’attribuer des points bonus à tout le monde et un autre permet de faire un pari sur le succès d’un autre joueur et ils interviennent très rarement. En plus de ça, entre le choix des thèmes, des pouvoirs puis la distribution des pouvoirs à chaque manche (chaque manche n’étant composée que d’une question), on a l’impression de passer plus de temps en transition qu’à répondre à des questions.

Conclusion

Ces malus (entendez pouvoirs) omniprésents font que le jeu porte assez mal sont nom. En effet ce ne sont pas les bonnes réponses qui donnent des pouvoirs, on les lance à chaque tour et c’est un peu ce qui gâche le jeu. En ce qui me concerne j’ai également testé la concurrence : It’s Quizz Time qui, par l’absence des pouvoirs et une plus grande variété dans les types de questions (malgré une traduction française moins précise) est beaucoup plus recommandable pour jouer entre amis ; en plus c’est sorti sur tous les supports et on peut jouer en ligne.